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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 08:19

Ce dernier Yom Ha Shoah a brisé la gangue dans laquelle j'enfermais mon chagrin, ma souffrance commence à se fissurer. Je peux commencer à parler même si maladroitement, car je ne trouve pas les mots .

   

Née juste après la Shoah j'ai eu longtemps le sentiment de ne pas avoir le droit de souffrir parce que j'avais échappé, de justesse, mais échappé quand même, à l'innommable.
Souvent je dis " je suis survivante par procuration".
J
'ai suivi une psychanalyse durant 3 ans, pour pas grand chose. Le verrou ne sautait pas. Mais je traquais toujours les témoignages de ceux qui parvenaient à mettre des mots sur leur déchirure.
Puis, un jour, une autre approche, une réunion d'Amcha France où pouvaient s'exprimer les enfants de survivants jusqu'à la deuxième et troisième génération.
Cela fût une révélation.

J'ai pu m'exprimer.

Un cri ...

Puis les séances toutes les semaines avec un groupe, comme moi. Une douzaine.

Stupéfaite, rassurée, presque "heureuse", je retrouvais des réactions que je croyais n'appartenir qu'à moi. Je mettais un nom sur ce qui me torturait. Je découvrais que j'avais "le droit" de ressentir, et surtout d'exprimer, ce cri intérieur, cet immense point d'interrogation.
Je pouvais tenter de me construire comme enfant de survivants. J'avais une existence, j'étais "reconnue"

Je me découvrais "normale"

 

Puis ce fût l'écriture de mon livre "SABA  La Bête est revenue", je comprends juste aujourd'hui pourquoi j'ai écrit en sous titre '" pour la mémoire de nos ancêtres qui nous ont donné le droit de vivre en peuple libre" 

Puis mes passages répétés devant le Mémorial de la Shoah, sans parvenir  à y entrer, jusqu'à ce qu'un chomer (un garde) m'y aide en me disant en hébreu (dans cette langue, la langue qui me reliait à mes ancêtres, à tous les miens, cette détresse, je pouvais l'entendre et surtout... l'écouter), qu'il avait ressenti la même chose en allant à Auschwitz ,

"Vouloir et ne pouvoir" que je serais mieux après. Il m'a tenue par la main et a poussé avec moi la porte du Mémorial.

Tétanisée je suis entrée dans la cour principale, la première, nue, où s'élève une immense rotonde vert de gris, avec gravés les noms des camps.
Je suis restée un long moment sans pouvoir bouger, je ne pouvais en détacher le regard. Sa masse, sa couleur, écrasaient,

J'ai posé ma main sur ces noms. Besoin de me relier à eux, les martyrisés.

Je ressentis alors, physiquement, tout ce qu'avaient dû subir les déportés. Je touchais du doigt leur détresse infinie, leur impuissance.

Je compris alors pourquoi je ne supportais pas dans ma vie, le sentiment de me sentir prise au piège. Dans n'importe quelle situation j'ai besoin de savoir qu'il y a une porte de sortie, lorsque je pénètre dans un lieu quelconque je regarde toujours s'il y a une autre issue que la principale.

 

Difficilement je me suis détachée, retiré ma main, j'ai descendu les quelques marches conduisant au Mur des Noms.

Tant, tant et tant de noms.... J'ai cherché ceux des miens, mais ils étaient tous les miens. 

Notons que tous étaient devenus – sans profession -  contraints et forcés, mais c’est ainsi qu’ils figureront sur les actes de décès de l’état civil, d’où l’importance de leur rendre justice en leur rendant également titres et professions, d’avant...

 

                                                        Assassinés parce que Juifs !

 

mais... suprême lâcheté, on gomme la vérité. Les causes de décès, fantaisistes, ne rendront même pas justice. Ainsi...


Nehemia Levenberg victime d’une crise cardiaque en ouvrant à la gestapo (ou la police française?)

Golda, son épouse, arrêtée (c’est ce que cache le terme « internée » sur le laconique bulletin de décès que l'on m'a remis), deux mois après, (pourquoi pas en même temps?), emmenée dans son fauteuil en osier, malade, décédera d’une soudaine « arythmie » cardiaque, deux jours après son arrivée, à l’Hôpital Rotschild, où étaient « stockés», malades et handicapés avant leur départ pour les camps, quand ils n’étaient pas achevés avant...

Mon père, entré dans la résistance juive, apprendra l'arrestation et le décès de son grand-père. Aussitôt il monte à Paris, se précipite dans l'appartement, il y trouve sa grand-mère en train d'être emmenée... j'imagine sa détresse. Celle-ci, pour le protéger aura cette phrase superbe (d'humour juif?) "tu vois mon petit je n'ai plus besoin de tes services. "!!!
Depuis c'est l'énigme que je ne parviens pas à résoudre. Mon père ne m'a en a pas dit plus,  la préfecture de police à qui j'ai écrit ne répond pas, je dois les relancer encore et encore. Je ne désarmerai pas. J'ai besoin de savoir, reconstituer l'histoire de leurs derniers instants. Etait-ce la gestapo, la police française? Comment n'a -t-il pas été emmené lui aussi.

Il était juif, sans porter l'étoile, résistant... il a eu une chance infinie. Continuons :


Ernest Strauss, le deuxième mari de ma grand-mère (mon grand-père étant décédé 1 an après leur mariage, alors que mon père avait 3 mois) elle s'est remariée 10 ans après. Elle n'a pas eu de chances ma petite grand-mère). imprimeur et éditeur, arrêté en retournant à son imprimerie, interdite, qualifié de « déporté politique », partira par l’avant dernier train pour Auschwitz.

Il ne reviendra pas.

Bien qu'inscrit dans le livre de S. Klarsfeld, je ne le trouve pas aux Archives nationales. Au mémorial, y figure un Ernest Strauss, tailleur de son état. Le « nôtre » ? il peut y avoir eu erreur dans l'état civil, il y en avait beaucoup, la profession (d’avant la Shoah), ne correspond pas...

 

Maurice et Clara... qui étaient-ils ? frère et soeur, époux ? Une recherche plus approfondie apprendra qu’ils étaient sans doute mariés. Encore une recherche en perspective...

Je n’ai connu tout-à-la fois leur existence, et leur assassinat ignoble, que par leur nom, et prénoms, gravés sur la pierre de la tombe "familiale" difficilement retrouvée au cimetière de Bagneux.

Alors, comment faire ? J’ai donc décidé de les réunir tous, dans mon coeur et dans ma mémoire, qu'ils soient Maurice, Clara, Fanny, Henri, Léon et tant et tant. Ils ont tous souffert, ils ont tous disparus dans le silence figé des plaines glacées de la Pologne, arrêtés comme des délinquants, des assassins eux que l’on allait assassiner...

 

Quant à Colette, ma grand-mère, Ci-dessous l’acte transmis à Colette de la mort de son époux. Notez l’incohérence entre dates d’arrestation, déportation.... Colette survivra mais, cachée elle en gardera des séquelles sur le plan de sa santé et n’ouvrira que difficilement sa porte, ne répondra au téléphone qu'après maintes hésitations et vérifications sur l’identité de son visiteur...

 

Scandeportation d'ernest

 

 



Reconstituer une famille...

Des homonymes brouillent les pistes, l’orthographe déformée des noms... 

Des noms, importants, à ceux à qui on avait tatoué un matricule sur l'avant bras, qui n'étaient devenus que des numéros, comme du bétail,

Des noms qui reconnaissent, qui redonnent leur identité, leur dignité, à ceux qui en avait été dépouillés J’imagine les difficultés des survivants...

 

Avec le tatouage des numéros une autre tentative de singulariser les Juifs, les désigner au sus et au vu de tous, pour mieux les identifier, les désigner à la vindicte, les traquer...

 

L'ETOILE JAUNE

 

Extrait du livre de S.Klarsfeld « L’Etoile des Juifs »

 

« ... La vocation de l’étoile jaune était d’isoler  les Juifs du reste de la population en les rendant identifiables à tous par leur signe distinctif.  Voués depuis deux ans, par une propagande intensive, à l'opprobre et à la haine publique, les Juifs ne constituaient désormais plus un ennemi insidieux se dissimulant aux yeux de tous, un ennemi invisible.

En 1941, l’exposition « les juifs et la France » avait pour mot d’ordre : « Apprenons à reconnaître le juif ». désormais, il ne serait plus nécessaire de repérer la courbe d’un nez, la forme d’une lèvre ou la convexité d’une paupière pour reconnaître le Juif : il suffisait de constater la présence de l’étoile.

Cet insigne est destiné à désigner celui qui le porte à la méfiance et à la vindicte des non-Juifs, certes, mais aussi au contrôle de la police. Le Juif sera ainsi tenu d’observer tous les règlements imbéciles et impitoyables qui le cernent à chaque instant  de sa vie quotidienne en public.

Beaucoup de Juifs français et étrangers semblent avoir eu la même réaction initiale : puisque cette étoile veut nous humilier, se sont-ils dit, refusons l’humiliation en l’arborant comme un signe imposé par l’ennemi. Nous ne pouvons le refuser en raison des sanctions, et, loin de nous abaisser, il nous renforcera encore dans notre identité juive, identité que nous ne remettons pas en question.

Puisque l’on nous oblige à être identifiés comme Juifs, montrons aux autres par notre comportement que nous nous reconnaissons Juifs nous-mêmes sans honte, bien au contraire.


Suzanne Kaych se souvient :

« 16 juillet 1942. J’ai vingt ans. Il fait très beau. J’aime l’été. J’aime la vie. On pourrait être heureux mais, depuis que les nazis occupent la France, nous vivons dans la terreur...

Nous autres Juifs, sommes harcelés par la haine raciste. Les lois antijuives sévissent. Nous sommes obligés de porter, cousue sur nos vêtements, une grosse étoile jaune portant, écrit en noir pour que çà se voit bien : « Juif ».

En révolte contre cette mesure et pour la « narguer », je me suis bricolé avec des pierres de pacotille jaunes et noires la reproduction exacte de l’étoile imposée. Je la porte accrochée à mon cou par un ruban noir. Je marche très droite la tête haute. Quelquefois un passant me sourit pour me manifester sa solidarité. »

... « Par une réaction de fierté, semble-t-il, les Juifs parisiens, surtout ceux qui habitent non loin des « Grands boulevards », se regroupent sur cette promenade habituelle de leurs dimanches. L’affluence inopportune permet dès le lendemain ses mises en garde contre le pullulement des juifs. Quelques jours plus tard, la fierté a laissé place à une angoisse justifiée par l’imminence d’autres mesures draconiennes, précédant elles-mêmes de peu des mesures criminelles.

 

La réaction des enfants juifs a peut-être été plus complexe que celle des adultes. En témoigne le récit d’Annette Muller :

« ... Au début de juin 1942, l’ordre a été donné aux Juifs de porter des étoiles jaunes à six branches, cousues sur leur vêtements à l’endroit du coeur. J’étais inquiète, je craignais les réactions de mes copines de classe.

Quelques jours avant le port obligatoire de l’étoile, ma mère nous a fait mettre nos habits du dimanche, bien que ce fût un jour de semaine...

... Nous avons défilé ainsi dans les rues...  « Tenez-vous droits, redressez-vous », murmurait maman. Son regard arrogant semblait défier les gens qui nous regardaient en silence. Elle voulait montrer à tous une jeune mère juive fière de ses quatre enfants juifs.

Pauvre maman et son courage inutile. N’aurait-il pas mieux valu qu’elle jetât l’étoile dans une poubelle et qu’elle fut au loin avec ses enfants ? deux mois après, elle était morte ». Elle allait avoir trente-quatre ans... 

Cependant il a bien fallu aller à l’école... Au fond, essayant de dissimuler son étoile, j’aperçus Nathalie, une fillette habitant un quartier plus chic que le nôtre. On fréquentait peu Nathalie. Elle avait l’air distant avec ses habits élégants, ses boucles blondes, son aspect soigné. Ainsi, Nathalie était juive, elle aussi. C’était une découverte.

La maîtresse  a dit : « deux de vos camarades portent une étoile. Soyez gentilles. Rien ne doit être changé entre elles et vous ». Mais, immédiatement, il y eut une barrière, une mise à l’écart. Robert déserta notre maison, Janine, ma meilleure amie,... ne vint plus chez moi... Un jour, j’entendis deux femmes discuter sur le trottoir : « vous vous rendez compte, disait l’une d’elles, un homme qui avait l’air si bien, si correct. Il a fait un mouvement et sous sa veste, devinez ? J’ai aperçu l’étoile. Un Juif ! Qui l’aurait cru, il avait l’air si correct »...

En écoutant les deux femmes j’ai eu conscience de ce qu’être Juif comportait de sale, de dégradant, de honteux. Cette honte, je la ressentais dans la rue, quand les gens  détournaient leur regard devant l’étoile qui nous marquait d’une tache ignoble et puante. Etoile jaune humiliante. C’était donc çà être juif ? Et moi je l’étais et j’en avais honte. J’aurais tant voulu être comme les autres, les gens biens, propres et corrects ! »


Encore un exemple que rien, ni titres, ni médailles, ne protège de la barbarie et de la haine antisémite:

 

Mon arrière grand-père Nehemia Levenberg, nommé chevalier de la Légion d'honneur par Aristide Briand tombera donc, victime d'une crise cardiaque à 18h30 en ouvrant sa porte à la gestapo? la police française. Auparavant lui et Golda devenus soudain sans profession, lui qui était journaliste, Président de la presse franco russe, correspondant de guerre, parlant plus de 10 langues, devaient dépendre de l'aide octroyée, attendre la charité pour survivre à leur âge.

 

Également un autre exemple:

Victor Fajnzylberg, 34 ans, invalide de guerre, décoré,  porte l’étoile,  tout comme sa fillette, âgée de plus de six ans.  Son fils, qui n’a pas encore six ans,  ne  la  porte  pas. Victor Fajnzylberg  sera déporté sans retour  par le convoi  n°68 du 10 février 1944. (Archives CDJC)

 

Ceci est un rappel pour tous les "juifs de cour" actuels, qu'ils ont beau faire, ils restent juifs aux yeux de nos ennemis.

 

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TENTATIVES « D’EXPLICATIONS »...

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Certains se demandent comment il se fait que les Juifs se soient fait prendre « au piège », laisser conduire à « l’abattoir », en quelque sorte ! Hormis ce que cette réflexion a à mes yeux de connotation antisémite, (on ne se « défend pas : on est des lâches, on se défend comme en Israël : on est des bourreaux), il est bon de comprendre comment le piège, justement, s’est installé sournoisement, envers un peuple qui croyait avoir trouvé un refuge, notamment en Douce France, ayant pour certains déjà fui maintes persécutions...

D’interdits en interdits, d’ordonnances en ordonnances, les Juifs, très rapidement spoliés de leurs ressources, démunis de moyens de subsistance, interdits de travail, de lieux et transport publics, fichés dans des listes donnant tous renseignements sur leur adresse, la composition de leur famille, leur lieu de naissance, se sont trouvé englués dans une toile d’araignée. Pour les vieillards, les malades, les familles avec de petits enfants, comment échapper, entrer dans la clandestinité, même après avoir la prescience de la fin atroce qui leur était programmée.

 

 

Voyons ce que nous en explique  S. Klarsfeld :

« .... Les Juifs de France ont été surpris par l’ennemi. Ils n’étaient pas préparés aux agressions qu’ils allaient subir de la part des Allemands ainsi que de l’Etat fançais, de son administration et de sa police. Quand un ennemi terriblement plus fort que vous agit par force et par ruse pour vous persécuter, il importe de tenter avec lucidité de déjouer les pièges qu’il vous tend dès que l’affrontement est engagé sur son initiative. S’il essaie de vous attraper, vous devez tout faire pour vous dérober, puisque vous êtes trop faible pour résister à une épreuve de force. Mais, incapables de concevoir jusqu’où pouvait aller la méchanceté et la malfaisance de l’antijudaïsme hitlérien et de ses complices, les Juifs n’ont pu trouver en eux-mêmes les ressources morales pour refuser d’emblée de se plier aux ordonnances allemandes et aux lois françaises, et entrer dans la clandestinité dès le début de leur persécution.

En octobre 1940, ils sont allés se faire recenser en masse en tant que Juifs, et la nasse s’est refermée inexorablement sur eux. »

 

 

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Published by yehudit
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commentaires

VINCENT 22/04/2012 10:17


Bonjour !


Nous allons aller voter, une réponse plus longue plus tard, voici mon mail :


jeanclaudevincent@free.fr (mon nom de naissance : AMMON, il parait qu'il est incomplet ?


Passe une belle journée

VINCENT 21/04/2012 20:39


Ce texte est magnifique, je n'ais pas connu le même parcour, mais après 1973 je suis aller directement à l'AUJF qui à l'époque était rue de Téhéran pour me mettre en tant que volontaire et
donnateur au service de la communauté, ma communauté et j'avais retrouver une famille la miène. C'est ma grand mère qui m'a éléver, ma mère en était incapable et un jour j'ai appris que nous
venions d'Egypte dans les années 1800.


Cordialement


Jean-Claude

Yehudit 22/04/2012 00:29



Merci pour ton commentaire Vincent ou Jean claude comment dois je t'appeler?
Cela me touche beaucoup. Cela m'a été difficile de me livrer, je ne l'ai jamais fait "en public" si je puis dire mais j'avais le coeur très  lourd après Yom Ha Shoah, et les amalgames
obscènes entre gaza et les camps
Je suis heureuse aussi que tu me livres un peu de ton parcours.
Cela sert aussi à çà, ce blog. Enfin tel que je le conçois

Ainsi c'est ta grand mère qui t'a élevé?
Moi aussi ma grand mère a joué un grand rôle dans ma vie et ma mère...a fini tragiquement la sienne en se suicidant lorsque j'étais en Israël. Elle avait basculé et se croyait poursuivie par les
nazis. La Shoah on ne s'en débarrasse pas facilement

Tu ne savais pas que vous veniez d'Egypte? Tu avais quel âge quand tu l'as appris et comment as tu réagi?
Excuses moi si je suis indiscrète. Ne me réponds que si tu le souhaites et si tu le veux donnes moi ton e mail
Très cordialement


Yehudit



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