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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 01:32

Ce titre est celui d'une vidéo édifiante qui dit parfaitement tout ce que je pense, ce que beaucoup d'entre nous pensent, que je vous demande d'écouter, ou réécouter, avec attention, sur youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=m8jkcYq1UYc

 

Cet article est la suite de celui sur la Alya. Je ne fais pas partie de l'Agence juive, et je n'ai aucun intérêt autre que celui de faire partager mes convictions profondes, qui sont l'application du commandement de la Thorah, de vivre sur la terre d'Israël.


Depuis quelque temps je parle plus encore du retour à Tsion et, tente de vous secouer quelque peu car, vous l'avez sans doute deviné, je suis profondément... sioniste!

Hou! que voilà un vilain mot, presque une injure.
Et bien oui, je suis sioniste et j'en suis fière, comme je suis fière d'être Juive, comme je suis fière d'avoir des valeurs, et surtout de réussir à les conserver dans un monde qui  se délite.

 

Certains sont convaincus et se préparent à faire leur Alya. A ceux là, je ne peux que dire "mazel tov".


Et il y a les autres, tous les autres, et ils sont nombreux... environ 6 à 7 millions, (pour rappel 6 millions de Juifs vivent en Eretz), il n'en reste donc qu'à peu près autant, encore coincés en galouth.

Ceux là se distribuent en plusieurs catégories:

Il y a ceux qui attendent la dernière minute ( c'est-à-dire que le "ciel leur tombe sur la tête" pour partir car, prévoyants, ils ont déjà achetés des appartements, des maisons, parfois luxueux, au cas où... juste au cas où, lors de leur séjours vacanciers en Eretz).
Il y a les indécis, ceux qui ont peur de franchir le pas, qui veulent encore réfléchir,

Puis nous trouvons ceux qui l'ont déjà franchi ce pas, et qui, déçus sont revenus.

Parmi eux, il y a les nostalgiques. Je les appelle ainsi car, bien que revenus, ils sont encore "là-bas"  et depuis leur retour ne trouvent plus aussi doux et confortable, le pays de leur naissance. Il y a gros à parier que tôt ou tard ils rentreront "ha baïta" (à la maison), mieux armés et cette fois resteront, et il y a les autres... 

Tous ceux qui ne veulent plus entendre prononcer le nom d'Israël, qui fulminent quand on leur en parle, qui se sont sentis trahis dans leurs aspirations et parfois ont perdu de l'argent, des biens.

 

C'est donc à chacune de ces catégories que je veux m'adresser, essayer de réfléchir avec eux sur les raisons qui font partir un Juif de l'exil, vers la terre de ses ancêtres, qui font aussi que parfois il revient.

Parmi les raisons qui poussent à partir, il y en a une qui est dans l'air du temps et dont il nous faut bien parler, hélas, c'est l'antisémitisme.
D'aucuns diront que ce n'est pas la meilleure raison pour faire son alya.
C'est vrai. Les plus hautes, si l'on peut dire, seraient pour répondre au commandement de la Thorah, et par idéal.

Mais attention partir uniquement par idéal, si ce n'est pas assorti d'une préparation, c'est s'exposer au retour, déçu, amer, et parfois vindicatif.

Est-ce la faute d'Israël, des israéliens, peut-on leur mettre tout sur le dos ou bien partager la responsabilité de l'échec, c'est à dire une mauvaise préparation car aveuglés par notre idéal, nous n'avons voulu retenir que le rayonnement et l'attraction de notre terre.
Cela suffit parfois pour encaisser les épreuves, parfois non!

Ceux qui partent pour suivre le commandement de la Thorah sont peut-être mieux armés car soutenus par une  foi intense.

 

Concernant les déceptions et sentiments de trahison de la part d'Israël, des israéliens, c'est vrai cela arrive.
Il faut bien l'avouer, on peut se faire manipuler, on peut avoir reçus des promesses et une fois sur place... c'est la dégringolade, aux conséquences catastrophiques pour les familles avec enfants.

Je l'ai expérimenté, je sais donc de quoi je parle et je comprends leur colère mais, cela ne m'a pas empêchée de  vouloir vivre en Israël, car j'ai su faire la différence entre les hommes, et la terre, notre terre.
J'ai aussi admis que partie avec un idéal immense, j'attendais beaucoup.

Cela m'a permis, au début surtout, d'accepter le manque de confort, toutes les tracasseries administratives, et ce n'était pas çà qui manquait, puis j'ai fulminé, quand je me suis aperçue que j'avais été manipulée, je me suis mise en colère, j'ai même menacé un responsable, religieux, de lui faire manger sa kippa (j'étais très fâchée, à juste titre, et à un haut niveau dont je ne parlerais pas plus, ce n'est ni le lieu ni le sujet), mais j'insiste sur ce point pour dire à tous les révoltés, à ceux qui jurent qu'Israël, plus jamais... que je sais à quel point la tentation peut être grande de tirer un trait défintif.
POURTANT, pourtant, mon amour inconditionnel pour ce merveilleux petit pays,  m'a protégée de cet extrême.
J'ai compris que j'avais oublié que les israéliens étaient des êtres humains, que je ne pouvais leur demander la perfection, que si j'avais abaissé ma garde  jusqu'à la naïveté... j'en étais responsable.
J'ai continué d'aimer Israël sans retenue, et ne plus "déifier" (ce qui en plus est interdit par la Thorah) les israéliens.
Parmi eux il y a comme partout des stupides, des méchants, et des bons; beaucoup de bons, par contre, et des gens extraordinaires, d' un niveau supérieur à tout ce que j'avais pu rencontrer jusqu'alors.
C'est en Eretz que j'ai rencontré les gens les plus extraordinaires de ma vie, et si j'ai ragé j'ai aussi fait de  merveilleuses rencontres, qui me font aimer les israéliens plus qu'ils ne peuvent me taper parfois sur les nerfs. Et puis... moi aussi, suis-je parfaite?

Donc à tous ceux qui ont été meurtris, qui veulent renoncer à vivre "à la maison",  je leur demande de se remettre en question, de se demander s'ils ne sont pas,  un petit peu responsables eux aussi.

Cette prise de conscience peut tout changer, en tout cas lever l'amertume de la trahison.

 

Passons maintenant aux raisons qui font qu'un jour, c'est décidé, c'est devenu parfaitement clair... on va partir, on fait les valises. On a un pays, il est peut-être temps de s'y installer.

C'est assez de faire les fêtes, le Shabbat, dans un pays où l'on se sent en décalage.

Il y a d'abord la plus belle des raisons, celle qui fait briller nos yeux lorsqu' on arrive à Ben Gourion, et même avant, quand par les hublots de l'avion, se dessinent les côtes de l'état d'Israël. Le coeur bat plus vite.

On y est...

Le premier Shabbat, la première fête et là, on respire un grand coup.

Que c'est bon de sentir tout le pays participer, même les "laïques", de voir les lumières de Hanouka un peu partout, de croiser des hommes avec leur talith au vent, de voir autant de synagogues qu'il y a de cafés en France, les kippas s'afficher sans complexes ainsi que tous ces signes "ostentatoires" qu'on nous demande de cacher en Europe.
Oui qu'il est bon le vent de la liberté!

 

Et puis il y a celle que l'on dit la "mauvaise" raison, l'antisémitisme.

Pourquoi "mauvaise"? c'est la raison qu'auraient bien voulu avoir nos aïeux quand toutes les portes se fermaient devant eux.

Je le reconnais, aschkénaze, je suis particulièrement sensible à cette raison.

Pourquoi vouloir se battre quand cela fait des millénaires que l'antisémitisme se réveille ponctuellement, avec une régularité qui fait peur.

Au début, il y a quelques années, vers l'an 2000, j'ai essayé, à coups de lettres collectives, de manifestations que j'organisais ou dont je faisais partie, j'ai tenté de réagir puis j'ai abandonné... pour moi il y a un seul pays où cela vaut la peine de se battre, pour lequel c'est indispensable pour un Juif. C'est Israël.
Je pense, et cela n'engage que moi, que nous devrions tous nous recentrer autour de lui, nous ne devrions plus en donner une miette.

Cette terre nous l'avons aimée plus qu'aucun autre, nous l'avons pleurée, nous l'avons enfin retrouvée, nous l'avons choyée, nous l'avons nourrie, nous lui avons redonner vie, comme son souvenir nous a maintenus en vie.

Nous étions un peuple sans terre. Nous ne le sommes plus.
Nous étions soumis aux caprices des pays, je ne dirais pas d'accueil car nous y avons été bien peu accueillis, disons des pays où les facéties de l'Histoire nous projetaient. Cela n'est plus le cas.

 

Nous avons le choix.


Nous n'avons plus à subir l'opprobe, à accepter de raser encore et encore les murs.
Ou alors c'est que nous sommes masochistes, que nous aimons çà, nous sentir humiliés.

Il y a un pays où nous pouvons retrouver le sens de ce qu'est être un JUIF...

Alors aujourd'hui je ne peux plus me plaindre de subir l'antisémitisme en galouth, si j'y reste volontairement.

Je fais malgré tout une exception pour ceux d'entre nous qui pour des raisons diverses, ne peuvent vraiment pas partir. Mais quand je dis vraiment, c'est VRAIMENT. Sans prétextes ni faux fuyants.

Pour les autres... c'est vraiment leur choix de vivre avec fierté, sans ramper, ni accepter d'être rabaissés.

Réfléchissez à l'exemple que vous donnez à vos enfants. Votre responsabilité d'en faire, ou pas, des adultes qui ne se laissent pas humilier.
L'argent ne fait pas tout. La fierté est mille fois plus importante, le respect des autres, mais aussi le respect de soi-même.
Et une question, juste comme çà,

VOUS SENTEZ VOUS RESPECTES EN FRANCE, EN EUROPE ACTUELLEMENT????

 

Si vous continuez d'accepter de subir, alors que vous avez un autre choix, c'est que vous ne méritez peut-être pas mieux, au fond.

A vous de décider.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Yehudit
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  • : ISRAEL... combien ces quelques mots renferment d'amour en moi, de passion, de nostalgie, de révoltes aussi! Combien je souffre de voir ce si petit pays aussi vilipendé, critiqué, si incompris, si mal connu. Combien je me révolte de me sentir impuissante à modifier toute cette désinformation. Ici, pour moi, pour ceux qui y jetteront un oeil, je veux crier ma colère, je veux dire mon admiration, je veux parler en toute liberté, informer, établir une passerelle Yehudit
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