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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:34

SHOAH extrait de "Saba La Bête est revenue" protégé par copyright

 

 

"Prélude...

 

Depuis la mort de Jésus, un acharnement spécifique, envers tout un peuple, le peuple juif, n’a jamais cessé. Seuls les moyens à mettre en oeuvre pour son annihilation différèrent et les tenants des deux autres principales religions monothéistes, les supporters très assidus. Ainsi à l’accusation de déicide ayant permis la mise à mort, sans conscience, ni remords, de millions des nôtres, a succédé ou, concomitante, l’a renforcée, jusqu’à nos jours encore, la stupide et invraisemble accusation de meurtre rituel.

Vous ne savez pas ce que c’est, humains dotés de bon sens? Ne sortez pas vos livres de cuisine, vous ne trouveriez pas cette recette déviante...

Traditionnellement, au moment des fêtes de Pessah* (la pâque juive), nous commémorons la libération de l’esclavage, et la sortie d’Egypte des Hébreux. Pour être symboliquement en harmonie avec nos ancêtres, nous avons pour habitude de ne pas faire lever le pain (les hébreux n’en ayant pas eu le temps lorsque Pharaon laissa partir les enfants d’Israël... ) et nous mangeons ce qu’il est coutumier d’appeler du « pain azime » (en hébreu : matzot)...  8 jours durant. Cette préparation uniquement composée de farine et d’eau donne des galettes plates, le temps ayant manqué à nos ancêtres pour permettre le processus de levée du pain, nous le reproduisons. Sans doute est-ce un peu fade, mais... cela ne dure que 8 jours et l’on peut concocter de nombreux petits mets savoureux malgré tout.

Mais voilà, le Juif, être maléfique par excellence, est accusé de relever les mets de Pessah par un assaisonnement très spécial : celui du sang d’enfants chrétiens...  aussitôt, toute une sinistre mascarade se met en place:

Les Juifs, enlèveraient des enfants, les saigneraient comme des poulets, puis mélangeraient leur sang à la farine servant à la préparation des galettes de Pessah... voilà pour la recette améliorée des débiles auteurs de cette trouvaille délirante mais qui, pourtant, trouvant un écho dans des populations primaires et asservies, fût le prétexte à de terribles pogroms durant des millénaires. Aujourd’hui sa reprise est assurée par des arabes.* Que le vernis de la civilisation est donc mince ! et qu’il est triste de constater que ce sont les deux religions issues du judaïsme qui en sont les auteurs !

 

On continue :

- La Peste ? la faute des Juifs...

- La Caballah ?* (en français : la Cabale) un livre maléfique, le Talmud, guère mieux...

- Le Chabat*... devient le sabbah, jour de réjouissance de sorcières vouant l’espèce humaine aux gémonies...

Et les monceaux de cadavres s’amoncellent. Cadavres juifs, sur cadavres juifs...

La vérité est que les Juifs, depuis des millénaires, respectent des règles d’hygiène strictes, les ayant en partie protégés des épidémies, étudient avec assiduité, et que leurs livres saints ont apporté les bases de l’éducation et de la civilisation. Certes ils tranchaient  dans une société moyenâgeuse très majoritairement analphabète, mais ensuite ?! Comment « l’antisémite » instruit, voire cultivé, a -t- il pu reprendre à son compte, et diffuser, de tels clichés !

_________________ 

* voir annexe en fin de livre. « Saba 3  - C’était il y a 4000 ans – opuscule « Le judaïsme : minimum vital – même pour les laïques »


Sur quoi s’appuie cette haine, si ce n’est un relent antijudaïque d’abord inspiré par la chrétienté ?

Qu’il a été tardif le repentir. Sans doute trop, puisqu’il n’a pas effacé les méfaits imprimés dans les esprits durant des millénaires de diffamations...


La vérité est que nous mangeons cacher, que des règles strictes interdisent le mélange de viande et laitage, régissent l’abattage des animaux, leur préparation et cuisson.

 La vérité est que Chabat est le jour de repos hebdomadaire dédié à la prière, l’étude, et la famille, jour particulier où nous sommes censés, avec humilité, ne pas oublier que l’Homme n’est pas tout puissant, et pour les croyants, que D.ieu est « au-dessus » de nous.

La vérité est que le monde – après avoir extirpé -  à notre peuple, à notre histoire, à notre religion, tout ce qu’il pouvait, n’a eu de cesse de vouloir se débarasser de nous, comme d’un objet devenu inutile :

 

Alors, l’on nous marqua de signes « distinctifs », dont la couleur jaune (les Juifs aiment l’or !!!) fût  retenue à l’unanimité : ainsi malgré une exception pour la rouelle – parfois rouge -  l’Europe nous offrit un joli chapeau jaune, et plus récemment une étoile (qu’il ne nous est pas recommandé aujourd’hui de porter, car notre « étoile d’or », trop « distinctive », nous désigne aux yeux de la populace comme juif, soit synonyme d’individu autorisé à être bastonné, insulté, et même pire, dans l’indifférence)

 

Les décrets, les interdits, les taxes, et autres spoliations, nous empêchèrent régulièrement de nous « enrichir », et s’il arriva que nous l’ayons pu, parfois, pour certains  spécimens de notre peuple, très vite, l’autorité qui régissait notre droit à survivre et  produire, venait vite y mettre le holà et se remplir les poches sur notre dos.

Nous, riches ! Certes, nous savions compter, écrire et les cours avaient « leurs Juifs », scribes, mathématiciens, astrologues... mais combien de métiers « autorisés » hormis l’usure ???

 

La révolution française, le fût aussi pour nous qui nous octroya le droit de devenir citoyens  comme les autres. Comme les autres ? Voire...

 

A peine le temps de respirer et « l’affaire » Dreyfus explose. La raison... encore une histoire de sous : le krach boursier de la Banque de l’Union Générale, fait circuler dans des esprits toujours prêts à l’accréditer, l’existence d’un « complot juif ».

Puis vint le temps des règlements de compte entre les pays européens à la fin de la première guerre mondiale.

 De nouveau l’économie en est l’un des pivots et... la faute des Juifs qui, c’est sûr, sont responsables de l’effondrement économique de l’Allemagne défaite.

 

Un malade, un frustré, un pervers... Hitler, et des pays, qui, tout d’abord, ne prévoient pas le danger représenté par un misérable petit caporal.

1923 voit la rédaction de Mein Kampf où tout était pourtant dit. Mais n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

1933, Hitler devient Chancelier et abat ses cartes : l’aryanisation de l’Allemagne. Pour cela toute une série de lois anti juives sont promulguées dont:


Exclusion des Juifs de la fonction publique, interdiction d’accès aux lieux publics, la « loi » celle sur la « pureté » du sang qui entraîne l’interdiction d’épouser une juive, ordre donné le 14 octobre 1938 d’expulser tous les Juifs polonais (qui, rejetés par le gouvernement polonais, iront croupir dans des camps à la frontière germano polonaise),  puis... « la Nuit de Cristal » le 9 novembre 1938. Que s’est-il passé ?

Le 6 novembre Hershel Grynszpan a 17 ans. Sa famille vient d’être expulsée. Il blesse mortellement le troisième Secrétaire de l’Ambassade d’Allemagne à Paris.


Cela sera le coup d’envoi d’un gigantesque pogrom, institutionnalisé au niveau de l’état et un avis officiel  est diffusé à toute la police d’état :

« 1. Des actions contre les Juifs, en particulier leurs synagogues, vont se dérouler dans les plus brefs délais sur tout le territoire allemand. En accord avec les forces de l’ordre public, il convient de s’assurer cependant de la possibilité d’empêcher les pillages et les autres excès particuliers.

1.      Dans la mesure où les synagogues abritent des archives importantes, celles-ci devront immédiatement être mises en lieu sûr.

2.      On préparera l’arrestation de 20 à 30.000 Juifs dans le Reich, en choisissant de préférence les plus fortunés. Des instructions plus précises suivront au cours de la nuit.

3.      Au cours de ces actions, les Juifs trouvés en possession d’armes devront être traités avec la plus extrême rigueur. Pour cette action d’ensemble, on peut faire appel aux troupes régulières et de réserve des S.S. Mais la direction des opérations devra en tout cas revenir, par des mesures appropriées, à la Police d’état. »*

 

« A partir de minuit sur tout le territoire d’Allemagne les SS et SA sont à l’oeuvre. A Berlin, le pogrom ne commence qu’à deux heures du matin après que des équipes spécialisés eurent isolées toutes les institutions juives du Reich, en coupant les fils téléphoniques, en débranchant les installations électriques et le chauffage.

Des groupes déchaînés bombardent à coups de pavés les magasins juifs. La foule sort tous les objets des vitrines qui peuvent servir de projectiles. Les synagogues sont incendiées, les candélabres... tous les objets de culte, mis en pièces. Les habits sacerdotaux... déchirés, de même que les livres de prières. Les bancs de bois sont arrosés d’essence par les SS et les SA et le feu se propage avec une rapidité incroyable... les fenêtres sont démolies avec des grenades à main... la galerie des femmes saccagée à coup de hache... les rideaux de l’Arche sainte déchirés ainsi que les rouleaux sacrés.

Au total  267 synagogues furent incendiées... »

       « La destruction des vitrines, le pillage des magasins et des logements juifs qui commencèrent aux premières heures  du 10 novembre furent présentés dans la presse nazie comme « une vague spontanée d’une juste indignation de toute l’Allemagne, en réaction au lâche assassinat perpétré par les Juifs contre le troisième Secrétaire de l’Ambassade d’Allemagne à Paris ».

« Dans certaines villes tous les Juifs, même les enfants en bas âge, les malades et les femmes enceintes sont arrachés de leur lit entre 2 et 3 heures du matin. Ils sont emmenés dans le théâtre de la ville et violemment battus sur la scène, la plupart à peine  vêtus,  puis  sont  rassemblés  sur  la  grande  place   ils doivent rester debout jusqu’à l’aube. Les femmes et enfants sont renvoyés chez eux, dans leurs logements pillés, les hommes acheminés sur le camp de Dachau, Buchenwald et Sachehausen, où ils logent dans des baraques préparées pour les recevoir. Nombreux sont ceux qui se suicident avec leur famille. »


 Tous les Juifs qui le peuvent encore, continuent de s’enfuir de l’Allemagne. Pour les autres... des camps, déjà, de concentration, où Juifs, et autres indésirables (tziganes, homosexuels... ) sont parqués.

 

La Nuit de Cristal fut le coup d’envoi de la « Solution finale » *

 

En Autriche déjà eu lieu l’Anschluss  avec l’Allemagne, maintenant c’est la France qui va capituler.

Les blindés allemands entrent dans Paris.

 

Un Maréchal nommé Pétain, devient le fidèle exécuteur des basses oeuvres nazies. Aidé en cela, par toute une kyrielle de fonctionnaires très zélés et convaincus, ainsi qu’un trop grand nombre de français, que, tout compte fait, se débarasser des Juifs serait une bonne affaire.

 

Alors, nous qui avions tellement participé à l’économie nationale, nous devînmes, du jour au lendemain, un poids pour l’économie nationale, des « surplus »... et, comme tels, jetés aux ordures !

Alors, rééditant le temps de l’Affaire Dreyfus, de nouveau, les « bons français », firent assaut de trouvailles, aux fins de traîner le juif dans la boue puis, plus tard, devancer les nazis dans l’application de décrets infâmants !

 

Un avant goût de cendres flottait déjà dans l’atmosphère délétère de la ville. Les journaux, eux-mêmes tristes caricatures d’un genre humain plongeant vers sa déchéance, distillaient les prémices nauséabonds de l’une de ses pires manifestations : le racisme.

Pour tenter – vainement – de le justifier, d’en gommer les contours, ils empruntèrent à  la science, censée participer à l’élévation de l’espèce, toute une batterie d’arguments, tous plus nauséeux les uns que les autres.

Alors le quotidien des Juifs devint progressivement un enfer : restrictions et interdits s’amoncelèrent, et les « corbeaux » de croasser dans toute la France...

Des subtilités de langage entre « juifs » et « israélites », « juifs français » ou « étrangers » (apatride = sans patrie !!) font penser que certains ne seront pas livrés à l’Allemagne nazie. Utopie !

Ainsi, nous apprîmes que nous ne faisions pas partie de la « race des Seigneurs », la seule possèdant LA morphologie cranienne capables de produire des cerveaux parfaits ! Pour les autres, en particulier, juifs, ils étaient devenu « des sous-hommes » proches de Cro-Magnon et, toute une kyrielle de doctes savants, de brandir d’étranges appareils de mesure, destinés à soutenir leurs aberrations.

 

Ainsi, tous les écoliers de France et de Navarre, tous les adultes encore incultes sur notre « spécificité », apprirent comment « reconnaître » un juif, à le sentir de loin, étant entendu qu’en plus de tous nos défauts, tels la fange dans laquelle nous étions censés non pas vivre, mais nous vautrer, nous sentions très mauvais ! (d’où l’idée sans doute de ces douches, dont nous devions sortir  purifiés, avant d’être livrés à l’holocauste !)

 

_________________________________________________

    L’humiliation, la mort, saliront à jamais Drancy et le Vel d’Hiv.

     

    Difficile de regarder les anciens autobus sans frissonner. 

    La grande Chasse s’intensifiant, c’est par paquets que sont dénoncés, livrés, arrêtés, arrachés à leurs appartements, leurs cachettes, vieillards, enfants... tout ce qui est Juif, quoi, et sur lequel on peut mettre la main ! tandis que les charognards mettaient à sac les appartements vidés !

    Si nous n’en avions pas les preuves, si des squelettes survivants n’étaient pas revenus de  l’enfer, si leurs voix s’étaient éteintes avant que de déposer dans nos mémoires l’abomination, qui aurait pu croire... à l’impensable !

     

    N'oublions jamais... LE MONDE ENTIER a été complice de l'abomination"

    _______________________

     


    CID information Novembre 1988

    *Centre d’Information et de documention Moyen orient – Bruxelles- Périodique mensuel No. 1988

     

     


     

     

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