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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 07:51

 

Monsieur le Président,

Dans quelques jours vont avoir lieu les élections.  Je suis Juive et en tant que juive je vous avais fait confiance. Comme nombre de Juifs j'ai eu le sentiment d'être trahie. Un jour j'ai fait mon alya, je suis donc franco israélienne. Mon coeur est partagé entre deux pays.Que l'on ne me demande pas de choisir. Pourtant de plus en plus je me sens poussée vers un amour exclusif envers Israël.Pourquoi? parce que de plus en plus Israël est mis au pilori, injustement et que vous ne faites rien pour y remédier
Je me permets de vous mettre ci-dessous un texte résumant mon sentiment, ainsi que celui de la majorité des Juifs de France, ceux en tout cas qui savent que leur sécurité dépend de ce minuscule pays où l'on trouve aujourd'hui du gaz et demain du pétrole, ce qui devrait nous attirer les faveurs de ceux qui hier nous traitaient par le mépris.
Puisse ce texte vous faire réfléchir.
Les Juifs ne représentent que moins de 500 000 personnes; peu à côté des plusieurs millions de musulmans. Mais les voix seront comptées demain et cela peut faire la différence. J'ose le dire. Je ne sais pour qui voter aujourd'hui!

" SI JE T'OUBLIE JERUSALEM

 

« Les intérêts des nations guidèrent le tracé étonnant de la carte du futur état juif, tel qu’il fût proposé dans le plan de partage, aux Juifs et aux Arabes, palestiniens, qui peuplaient cette terre lors du départ de britanniques.
Les réactions des pays occidentaux, encore aujourd’hui, restent fidèles à cette ligne de conduite, continuant de diriger leurs interventions, leurs pressions envers Israël, sous des prétextes unilatéralement « humanitaires »… quand ce sont leurs propres intérêts qu’ils servent, tandis que celui du peuple Juif est sa survie, sa vie, sur la terre de ses ancêtres. Personne n’est en droit de lui en concéder ou de lui en retirer la moindre parcelle, que lui-même.
S’il reste à savoir quelle place donner aux habitants, arabes, de la Palestine mandataire, disparue en même temps que la fin du mandat britannique, mais demeurée réelle, bien que virtuelle, pour certains, tout comme le terme de peuple palestinien (les habitants de la Palestine mandataire étaient tous nommé palestiniens, il suffit de lire les journaux de l’époque, dont le « Palestine Post » et les livres d’Histoire) la véritable cause d’un problème, complexe, monté en épingle par les médias, est à chercher ailleurs et il serait réducteur de le limiter à ceux qui sont aujourd’hui appelés palestiniens.
La réalité c’est que les Juifs ne sont pas des conquérants, et s’il y avait bien des habitants arabes en Palestine, il ne pouvait y avoir un autre peuple que celui constitué par ceux des hébreux qui n’avaient jamais été déportés lors des diverses conquêtes de royaumes d’Israël.

Où a-t-il jamais été écrit qu’en deçà d’un certain nombre, un peuple cesse d’avoir droit à ce titre, alors même que, bien que citoyens dans les pays de l’exil, le peuple juif l’est resté, a été reconnu et persécuté en tant que tel ! Comment ceux qui ont pu se maintenir sur leur propre terre dans la continuité des millénaires, seraient-ils déposséder de cette reconnaissance !

La terre des rois d’Israël, le Temple de Jérusalem, construit par Salomon, roi hébreu d’un royaume hébreu, bien que deux fois détruit, dont même les ruines sont encore convoitées, ne peuvent qu’appartenir à leurs descendants. Ce ne peut-être discutable!

Les Juifs palestiniens sont devenus israéliens lors de la création d’Israël. C’est la même logique qui aurait dû présider à l’intégration des autres « palestiniens », arabes, de langue et de culture arabe, de religion musulmane, par les pays arabes, à commencer la Jordanie, peuplée très majoritairement de palestiniens, puisque prise sur la terre d’Israël, (alors appelée palestine mandataire, allant jusqu’à l’Irak actuel), quand fût trahi l’engagement pris par la loi Bafour, d’établir le Foyer national juif sur la globalité de la Palestine, tant il était normal que les Juifs, de retour dans leur patrie, le soient sur l’intégralité de leur terre.
Dans le monde entier, des millions de personnes déplacées furent intégrés – à commencer par le million de Juifs chassés des pays arabes – mais les Arabes, palestiniens, furent maintenus dans une misère propagandiste, les guerres ne suffisant manifestement pas à « jeter les Juifs à la mer » ! Officiellement annoncé par Y.Arafat, la technique du saucisson se devait donc d’être appliqué pour réduire les Juifs obstinés à se maintenir sur le Dar Islam.
Pour cela on utilisa :

- la compassion, des occidentaux, afin de les aider à troquer leur culpabilité envers les survivants de la Shoah, au profit des arabes palestiniens, entassés dans des camps (tandis que leurs leaders gonflaient leurs comptes en banque),
- des mots « gâchettes » soigneusement choisis, tels que : occupation, camp, déportation, nazis…
- la manipulation et la superposition des images : à l’enfant juif des combattants du ghetto de Varsovie se jetant avec des cocktails molotov de fortune sous les chars SS, celle des enfants palestiniens armés de leurs pierres face aux chars de Tsahal…

Trucages et distorsions de la réalité, mises en scène les plus flagrantes, réussirent à faire passer les Israéliens pour des barbares, réveillant les fantasmagories d’un antisémitisme toujours latent au cœur de l’Europe, le délire des médias, les actes de barbarie les plus débridés, arabes comme « palestiniens ».

Si dans une démocratie, la polémique, les échanges d’opinions, sont naturels et souhaitables, cela doit se dérouler dans un total respect de l’autre, et l’objectivité de l’information étayée par la vérité historique, et non ce lavage de cerveau distillé, jour après jour.

Je me suis laissée aller à imaginer quelle aurait pu être la situation si la « Loi » sur la restitution des territoires « conquis » avait été faite avant… la conquête de la Judée Samarie par les légions arabes de Transjordanie, avant… que celle-ci ne les annexe, ainsi que Jérusalem, avant… qu’elle ne prenne le nom de …Jordanie !
Car enfin ! quand on nous demande de « rendre » notre propre terre, dont nous portons le nom, naïve, je demande : A QUI ? car même si nous étions devenus les « conquérants » de la Judée Samarie, depuis quand un conquérant doit-il rendre sa conquête au conquérant précédent ?

Tout cela est fou, illogique ! comme de ne s’intéresser aux avancées des armées que lorsque l’armée israélienne parvient aux portes des capitales arabes ! Mais l’inverse ? Lorsque ce sont les armées arabes qui menacent l’existence des populations et villes d’Israël ? Les hurlements hystériques précédant la guerre des 6 jours, retransmis sur les ondes du monde entier, scandés par les appels au meurtre, ne glaçaient-ils pas d’effroi… ils étaient pourtant éloquents sur le sort réservé aux Juifs qui tomberaient entre leurs mains ! Quelle rage, quelle obsession à vouloir nous rayer de la surface de la terre, quelle barbarie, quelle inhumanité pour tenter d’y parvenir !

Peuple témoin de l’Histoire, sans doute le plus persécuté, jusqu’à tenter d’effacer toute trace de notre passage sur cette terre, nous avons survécu à tous ces empires qui cherchaient notre extermination ! Il ressort une inquiétude justifiée par le passé.
Mais… la donne a changé.
Nous avons un pays. Nous l’avons retrouvé.
Mais il est menacé et pour cela nous n’avons pas le choix. Nous lui devons allégeance. Quelle que soit notre opinion sur ses gouvernants.
Quelle que soit la difficulté d’y vivre.
Au nom de tous les nôtres qui ont prié pour le retour à Sion.
Au nom de tous les nôtres qui furent exterminés,
Au nom de tous les nôtres qui se battent, au quotidien, pour que survive ce minuscule pays.
Le nôtre.
Le seul."
Y.B

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Published by Yehudit
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nadia 21/05/2012 13:01


En complément, voici un texte à méditer pour nous :


" Pauvres gens et misérables, peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau et le
plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maison et les dépouiller des vieux meubles de vos ancêtres! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. Il semble que vous
regarderiez désormais comme un grand bonheur qu'on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tout ce dégât, ces malheurs, cette ruine enfin, vous viennent,
non pas des ennemis, mais bien certes de l'ennemi et de celui-là même que vous avez fait ce qu'il est, pour qui vous allez si courageusement à la guerre et pour la vanité duquel vos personnes y
bravent à chaque instant la mort. Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus
que vous ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D'où tire-t-il les innombrables Argus (1) qui vous épient si ce n'est de vos rangs ? Comment a-t-il tant de mains pour vous
frapper s'il ne les emprunte de vous? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres? A-t-il pouvoir sur vous que par vous-mêmes? Comment oserait-il vous courir sus s'il
n'était d'intelligence avec vous? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n'étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres de vous-mêmes? Vous semez
vos champs pour qu'il les dévaste; vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir à ses voleries; vous élevez vos filles afin qu'il puisse assouvir sa luxure; vous nourrissez vos enfants
pour qu'il en fasse des soldats (trop heureux sont-ils encore!) pour qu'il les mène à la boucherie, qu'il les rende ministres de ses convoitises, les exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez
à la peine, afin qu'il puisse se mignarder en ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez, afin qu'il soit plus fort, plus dur et qu'il vous tienne la bride plus
courte : et de tant d'indignités, que les bêtes elles-mêmes ne sentiraient point ou n'endureraient pas, vous pourriez vous en délivrer sans même tenter de le faire, mais seulement en essayant de
le vouloir. Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l'ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un
grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser."


 


Etienne de La Boétie, De la servitude volontaire (1576, posthume) Payot, 1993, p. 181 – 183.


Nadia

nadia 20/05/2012 19:38


Bonjour Yehudit,


J'adhère à tout ce que vous écrivez. Je pense qu'en vertu du Deutéronome , 28, trop de Juifs se sentent mal à l'aise de défendre Israël bec et ongles contre les attaques injustes dont il est
l'objet - et si c'était là un châtiment divin? Et c'est comme cela que des rabbins attentistes ont interdit aux Juifs de tout faire pour rejoindre Israël dans les années 30. Mais la Bible dit
aussi : Aide-toi et le ciel t'aidera. Nous manquons collectivement d'affirmation de nous-mêmes (songeons qu'il a fallu attendre la Shoah , même si des tentatives de retour à Sion avaient existé
dès le milieu du XIX7me siècle - pour tout mettre en oeuvre pour reconstruire notre Etat souverain. De mon côté, j'ai, en  vain depuis les années 2000 sollicité nos autorités
communautaires pour demander à la Cour Européenne des droits de l'homme une loi sur l'enseignement de l'apport du peuple juif à la civilisation de l'Europe, enseignement seul à même de permettre
aux non-Juifs de s'identifier un minimum aux Juifs et de les défendre lorsqu'ils se font agresser . Le CRIF, le B'nai brith , l'Alliance israélite universelle ont fermé leurs oreilles. L'action
militante sur le sol européen est nulle ou quasi. Pouvez-vous me dire pourquoi? Nous devons impérativement changer cette passivité et cette désorganisation du monde juif en Europe et changer
d'attitude. Nous avons une part de responsabilité dans nos infortunes "Si je ne suis pas pour moi qui le sera? "Hillel. Je crie dans le désert....

Yehudit 20/05/2012 20:13



Merci Nadia pour votre commentaire. Cela fait du bien à côté des détracteurs. Une petite précision, les tentatives de retour à Sion, ont existé bien avant le 19ème siècle, elles
n'ont pas cessé en fait (regardez l'article que j'ai fait sur le sionisme, il est incomplet car faisant partie d'un livre sur le sujet)


Vous avez entièrement raison, les Juifs, européens particulièrement, sont trop "passifs" face à la désinformation et l'antisémitisme. Pourquoi? sans doute plusieurs explications qu'il serait trop
long de développer ici, mais aucune à mes yeux ne tient la route et je suis d'accord avec le fait qu'un Juif doit davoir se défendre, tant physiquement (il devrait y avoir des cours GRATUITS de
krav maga pour tous ceux qui le peuvent, mais aussi savoir quoi répondre, d'où ce blog qui reprend certains passages d'un livre que j'espère faire éditer (même si en France ...) et destiné à
remettre les pendules à l'heure!


Je suis fort intéressée par ce que vous tentez de faire auprès de la Cour européenne. J'aimerais me mettre en contact avec vous. Si vous me laissez votre mail (je l'effacerai immédiatement du
blog)


Chalom



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