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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:49

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Lékh lékha, quitte ton pays et va vers toi-même

                                          Béréchite 12,1....

  Première partie

                                             L A     A L Y A

                                                                                           ---------------

  jerusalem

                        Jérusalem

   Le Kotel, sur la droite la rampe d'accès à l'esplanade de l'ancien emplacement du Temple, abusivement appelée aujourd'hui Esplanade des mosquées!

 

    La Alya, qu'est-ce-que c'est?

 

    En hébreu: עליה au pluriel alyoth.

    Sa signification est l'ascension spirituelle d'un Juif de retour sur sa terre, (étant entendu que seule la dispersion due à l'occupation romaine de la terre d'Israël, est la cause de l'exil forcé d'une grande partie du peuple juif)

    Pour cette raison un Juif, de par son alya, est automatiquement considéré comme citoyen d'Eretz Israël et, dès son arrivée,  reçoit ses papiers d'identité (téoudat zéout) et son passeport israélien.

    L'état d'Israël a institué la loi du retour... (pour toute personne pouvant justifier sa judéité par filiation à une mère juive ou une conversion au judaïsme, ou ayant au moins un grand- parent juif).

     Les Juifs faisant leur alya sont appelés Olims (immigrants, mais ce terme d'olim est spécifique de l'état d'Israël)

    Le mot Ollé (au singulier, Ollim au pluriel) vient- du verbe laalot (monter...) ici donc montée spirituelle ou élévation d"une âme de retour sur sa terre.

    Inversement ceux quittant Israël font une yérida (descente), sont appelés Yordim (du verbe laredet: descendre) donc signifiant une descente spirituelle. 

 

   Ceci étant établi,  nous devons revenir au sionisme, terme dévoyé à l'envie, et générateur de tant de haine envers les "sionistes".

    La alya, logiquement devrait découler du sionisme, mais là aussi qu'est ce que renferme exactement le mot sionisme,    il y a plusieurs types de alyot:

       -  Par idéologie (ce terme renferme plusieurs composantes),

    - Pour des raisons sécuritaires, lorsque dans les pays d'exil, la sécurité des Juifs n'est plus assurée. Ceci, bien évidemment n'est possible que depuis le 14 mai 1948, date officielle de la renaissance de l'état hébreu, sous le terme d'état d'Israël MAIS le sionisme est bien antérieur, et je vous invite à revenir vers les premiers articles de ce blog et de relire l'article intitulé Sionisme.

J'en reprends ici quelques lignes, j'y disais que:

 

"  Il est coutumier de ramener ses débuts à Théodore Hertzl. Je préfère dire que Théodore Hertzl amorçait le sionisme « moderne ». En effet le sionisme est tout simplement l’aspiration nationale de tout un peuple chassé de sa terre qui n’aspire qu’à y retourner. Et ceci depuis les premières déportations sous Nabuchodonosor. (Encore que bien avant déjà, l’appel vers la terre promise,  esquissait l’amour indéfectible  qu’aurait le peuple hébreu, pour cette terre.

    Mais avant de parler de ce que j’appelle : les bases du sionisme, revenons d’abord à l’idée de Théodore Hertzl

    Son œuvre, l’ « Etat juif », devint le programme d’un parti politique, face à la nécessité de donner aux Juifs, dispersés, fragilisés car à la merci des pays « d’accueil », un état les mettant à l’abri des persécutions.

    L’idée n’était pas nouvelle, toutefois elle arrivait à une période propice, et les grands pogroms d’Europe centrale rendaient sa réalisation de plus en plus pressante. Ainsi le premier congrès sioniste, à Bâle en 1897, suivi de onze autres, tenta de concrétiser les principes, de transformer le rêve bimillénaire, en une réalité incontournable, devant mettre fin aux errances des Juifs, aux persécutions, à l’oppression. Ce ne fût pas facile. C’est le moins qu’on puisse dire, mais elle était soutenue par l’attachement du peuple juif aux pays de ses ancêtres, attachement qui le soutint durant toutes les dispersions, les persécutions ; cette idée « fixe » de retour à Sion ne demandait qu’à se concrétiser.

 

Le sionisme aussi ancien que toutes les diasporas.

 

Le mot « Sionisme » tire son origine de « Zion », nom d’une des collines environnant la ville de Jérusalem, « colline située à l’Ouest de  la cité sainte » conquise par le roi David, vers la deuxième partie du XIe  siècle, avant notre ère. »

 

    Le sionisme n’est pas une formule, c’est l’aspiration nationale d’un peuple, son obsession d’un retour sur la terre de ses ancêtres.

 

   La promesse faite aux enfants d'Israël, par Hachem, s'enracina  avec:

   

    -  le patriarche Jacob, son fils Joseph

    -  Moïse,

    

    Mais la chute des deux royaumes de Judée et Samarie occasionna le massacre ( De 5.000.000 qu’ils étaient au beau temps des rois David et Salomon.. ils ne sont plus que 100.000, puis la dispersion... " et encore sont-ils dispersés dans plusieurs pays! Le reste des 4.900.000 Hébreux est anéanti. Ce fut le premier exil historique forcé. »(E.B),

 

« celui de dix tribus (l’an 719) sous le roi de Samarie Osée; et en trois fois, vers les années 597, sous le roi Jéchonias; en 586, sous le roi Sédécias; en 581 sous Jochanan, le roi Nabuchodonosor et son général Nébusaradan, entraînent à leur suite les Hébreux en Babylonie. C’était la fin du royaume de Juda, cette fois-ci! L’Assyrie absorba les deux royaumes après 177 ans de relations diplomatiques.  

 

Les prédictions malheureuses se réalisaient mais en même temps promettaient le retour. Dès lors ce fût obsessionnellement que les hébreux l’attendirent :

 

    Tout le monde connaît cet axiome:

« Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma droite se dessèche! Que ma langue reste attachée à mon palais quand je ne penserai plus à toi, quand je ne placerai plus Jérusalem à la tête de mes joies! ».

 

   Mon grand-père ajoutait:

 

"C’est le début de la deuxième dispersion, la plus longue, mais qui ne sera pas éternelle. Nous en avons la ferme conviction, malgré sa bimillénaire durée, malgré qu’elle ait résisté à tous les essais répétés pour y mettre terme. » (E.B)

 

J’interviens pour dire que, grâce à D.ieu, cette supplique a été entendue puisqu’Israël est ressuscitée de nos cendres depuis le 14 mai 1948

 

Il ajoutait:

   « On ne peut apprécier la valeur d’une chose qu’après qu’on l’a perdue. Axiome qui s’applique admirablement aux Juifs. A peine sont-ils loin de leur patrie meurtrie, les yeux encore pleins de larmes amères versées sur l’ensevelissement de Zion, les flétrissures imméritées non encore effacées, leurs haillons encore imprégnés de sang, qu’ils pensent déjà à la rétablir dans son ancienne gloire, dans son antique splendeur, dans sa splendide beauté. Car, l’existence d’Israël ne se peut concevoir sans la pensée consolatrice de Jérusalem, de Zion, d’Eretz-Israël. « Ubi bene, ibi patria », où l’on est bien, là est la patrie, voilà la grande injure que l’on ne cesse de jeter au visage des Juifs! Les tentatives sionistes si nombreuses sont là pour les laver de ces odieuses calomnies!"

 

   Et elles furent nombreuses ces tentatives de retour, et les hébreux font tout pour l'obtenir, des dirigeants étrangers, parfois, les y  aident. Ceci durant les 2000 ans d'exil.

      Certaines furent à deux doigts d'aboutir, y compris la célèbre Loi Balfour, odieusement trahie par le Livre blanc, sinistre ratification d'une lâcheté sans nom, amputant de plus de 77% la superficie de l'ancien royaume de David et Salomon, qui devait revenir en toute logique et par signature, au peuple juif, l'attribuant en remerciement de services rendus (anéantissement de l'empire Ottoman), par la France et la grande Bretagne, (qui occupaient illégalement, si ce n'est par la force, la terre des rois d'Israël), à Abdullah d'Arabie.
   TOUS NOS PROBLEMES actuels proviennent de cette usurpation, de cette trahison, ainsi que de la recomposition, selon leur gré, des pays avoisinants.
 

   Ainsi le sionisme est tout simplement le désir éperdu de tout un peuple, avec une constance admirable, de revenir sur sa terre.

 

      La Hatikah, hymne national israélien reprend  cet espoir:

    Naphtali-Hirz Imber (1856-1912) est l'auteur de cet hymne national sioniste... «  Elle n’est pas encore perdue, notre espérance, de retourner au pays  de nos ancêtres, à la ville où résida David.

Tant qu’une âme juive frissonne dans l’intimité de notre cœur, tant qu’un oeil s’ouvre encore pour contempler les confins de l’Orient vers Sion.

Eécoutez, ô frères, vous qui êtes dans les pays de l’exil, la voix d’un de vos poètes: avec le dernier juif subsistera aussi notre dernière espérance »...

 

    Passons au dessus de ces dernières décennies et arrivons au 14 mai 1948: reconnaissance par l'O.N.U de l'état d'Israël 

 

     Plusieurs sources en donne le déroulement, bref rappel :  

    - 29 novembre 1947 : l'ONU adopte un plan de partage de la Palestine en deux Etats indépendants, un juif et un arabe. Jérusalem est placé sous régime international. Les Arabes refuseront ce plan de partage.
    - 14 mai 1948 : à la fin du mandat britannique sur la Palestine, David Ben Gourion était le président du Conseil national juif, il proclame l'indépendance de l'Etat d'Israël

     - 15 mai 1948, dès la première minute après minuit, les états arabes attaquent sur tous les fronts le nouvel état, dans l'espoir de jeter les Juifs à la mer. Les arabes vivant sur cette terre s'enfuient à l'appel des dirigeants arabes, leur promettant de revenir en vainqueurs... leur espoir déçu, ils formeront la première colonne d'arabes ex "palestiniens" Les pays arabes les maintiendront dans une misère propagandiste, qui fonctionne jusqu'à présent, (cf Gaza prétendument miséreuse mais qui dans la réalité possède entre autres, nombre de super marchés)

     Les combats prennent fin en 1949 avec les accords de Rhodes fixant une ligne de démarcation qui demeurera jusqu'en 1967.

 

fin de la première partie

 

 

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Published by Yehudit
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