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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:30

 

   

Existent-ils des textes qui « justifieraient » la dhimmitude, l’appel au Djihad envers les infidèles, le terrorisme ?

Des versets sur lesquels les Arabes, palestiniens, pourraient appuyer leurs revendications sur Eretz Israël, Jérusalem ?

 

 

     Comme beaucoup je me suis longuement interrogée sur les raisons pour lesquelles les musulmans, dans leur ensemble, vouent une haine viscérale aux Juifs, inculquée dès leur naissance à leurs enfants, dans les livres scolaires et, par voie de conséquence, ne supportent pas l'idée d'un état juif accolé aux pays arabes.
     Pour ce faire j'ai lu, beaucoup!

   Je vous transmets le résultat de mes recherches. Puissent-elles vous aider: à comprendre, peut-être? apprendre... certainement.
    Je ne porte pas de jugement si ce n'est celui-ci: je suis profondément attristée de cet état de fait, qui rend très alétoire une paix entre Israël et les pays arabes.

    Une réflexion m'est venue: si les arabes se décidaient à laisser cette haine de côté, même un bref instant, pour imaginer, ce que pourrait leur apporter la paix avec Israël.... le cumul de la technologie, du savoir, juif israélien, associé à l'argent des pays arabes, au nombre de leurs habitants... tout, mis ensemble pour le bien des peuples de cette région... amènerait très rapidement à faire du moyen-orient une puissance considérable, faisant la pige à l'Europe et aux U.S.A.  Nous nous libèrerions de leur emprise, qu'ils tentent de maintenir à tout prix, (malgré la fin de la décolonisation) et au fond, je ne pense pas que ces derniers veulent vraiment voir la paix entre nous. Cela ne va pas dans le sens de leurs intérêts.

 

    Un ami m'a dit que selon lui, cela remontait à Abraham (Avram) et Sarah (Saraï). Celle-ci ne pouvant avoir d'enfant proposa (funeste idée vu le résultat) à son époux de faire cet enfant désiré avec sa servante Agar, qui conçut ainsi Ismaël. Mais, miracle, Sarah eût à son tour un enfant à l'âge de 90 ans.... ainsi qu'avait promis D.ieu " Genèse chapitre 17/16  Je la bénirai et elle donnera naissance à des nations, des rois de plusieurs peuples sortiront d'elle ''. et c'est ainsi que naquit Isaac

 

                                                   RAPPELS …

 

Il est important de rappeler quelles étaient les coutumes religieuses, le contexte socio-historique précédant l’arrivée de Mahomet, l’implantation de l’islam. Plantons donc brièvement le décor.

 

La société est encore en partie tribale. L’élevage est la principale ressource économique. Elle évoluera vers le commerce. En attendant cette évolution les clans sont protégés par leur divinité.

 

Les coutumes religieuses étaient, à quelques variantes près, identiques pour les Sémites de l’ouest de l’ancien Orient. Les Hébreux, comme les Arabes, les Phéniciens par exemple possédaient des divinités communes. Le nom de D.ieu se dit « el-îlah » dans les différentes langues sémitiques.

Allah, « le » D.ieu en arabe, provient de la contraction de al-lâh ; (en arabe Ilâh signifie dieu et al-Ilâh le dieu parmi d’autres dieux). D’autres divinités comme Al Lât (déesse nabatéenne et Al Uzza et Manât ses filles).

 

« A l’aube du VIIe siècle après J.C, le panthéon arabe bien qu’ayant une multitude de petites divinités tribales a un dieu suprême, créateur similaire à EL en pays de Canaan, Indra chez les Brahmanes, à Zeus chez les Grecs, à Jupiter chez les Romains… Mumammed ne s’est jamais présenté comme le fondateur d’une religion nouvelle… » 

 

Le livre de F.B Histoire des Civilisations (Ellipses)  pages 164, 165 nous aide à réfléchir sur les conquêtes arabes, l’expansionnisme de l’Islam, la différenciation entre les termes d’arabe et de musulman :

 

« L’important dans l’Islam est le consensus religieux, dénominateur commun de peuples très différents, mais dont le paradoxe est d’avoir constitué un ensemble culturel particulièrement original. La propagation en direction des empires byzantin et perse repose essentiellement  sur les faiblesses militaires qui avaient ébranlé ceux-ci. Frontières fragiles et difficultés internes facilitèrent la domination arabe. Il y a donc des cultures musulmanes, élaborées à partir de milieux géographiques différents tels la Turquie, l’Espagne, la Perse, l’Egypte, rassemblées dans le cadre d’une unité religieuse. Les œuvres intellectuelles, scientifiques, ont été rédigées en arabe, mais l’origine géographique de leurs auteurs a rarement  été arabe.

Presque toutes les grandes inventions attribuées à la civilisation musulmane résultent d’emprunts aux cultures perse, hindoue, chinoise. Il en sera ainsi de l’algèbre, du zéro et des chiffres, venus d’Inde, du papier, de la boussole venus de Chine. Mais, leur rôle n’a pas été des moindres, puisqu’ils ont servi d’intermédiaires entre l’Occident et l’Orient et qu’ils ont transmis une partie du  patrimoine culturel de l’antiquité classique...

 

La pensée philosophique s’appuie surtout sur l’école d’Aristote. Presque tous les grands philosophes seront avant tout des esprits encyclopédiques, mêlant les connaissances philosophiques à celle des mathématiques, de la physique et de l’histoire. Quant aux créations artistiques, elles puisent l’essentiel de leur inspiration dans l’esthétique perse. Il était donc important de faire la différence entre les termes d’arabe ayant une portée ethnique, et celui de musulman, ayant une connotation purement religieuse.

 

Les éléments arabes venus des peuples conquis Perses, Syriens, Turcs, Mongols, devenus à leur tour des conquérants musulmans seront noyés dans les apports ethniques autant que culturels. Quelles sont les raisons de ces expansions géographiques constantes ? Le seul fait religieux suffit-il à apporter une réponse à ces attaques répétées au cours des siècles ?

 

    La conquête arabe trouve-t-elle son explication dans le fait que l’Islam naissant? elle « « semble constitutive du message que Dieu envoyait aux hommes par l’intermédiaire de son prophète Muhammed. Dans son message, Muhammed définissait la relation existant entre l’unité nécessaire de la communauté des croyants et sa réalisation par ceux qui vivaient les gestes du combattant. Aussi la pratique disciplinée de la guerre devenait-elle le signe de l’attachement d’une communauté unie à son Dieu » »Décobert C.  « Les mécanismes de la conquête arabe », in : L’Histoire n°105, novembre 1987, p.9-16

 


                             CHRONOLOGIE des temps précédant et accompagnant l’avènement de l’islam :

 

327 : l’historien de l’Eglise, Philostorgios donne le premier témoignage d’une présence juive en Arabie.

 

518 : Avènement du roi Joseph Dhu Nuwas

 

525 : Mort du roi Dhu Nuwas

 

Milieu du VIe siècle : installation des tribus arabes Aws et Kazradj près des Juifs de Médine.

 

610 : Prophéties monothéistes de Mahomet influencées par Judaïsme et Chrétienté.

 

622 : l’Hégire. Mahomet fuit de la Mecque à Médine où vivent 8 à 10.000 Juifs

 

622-624 : Rejet des Juifs de Médine. Expulsion de la tribu juive des Qaynuqa. Défaite des Mecquois.

 

625 : Expulsion de la tribu juive des Nadir. Assassinat d’un poète juif : Ka’b al-Ashraf, hostile à Mahomet

 

627 : Siège de Médine. La tribu des Qurayza est « liquidée ».

 

627-628 : Victoires d’Héraclius en Perse et en Arménie septentrionale. Destruction de Ctésiphon (sur le site détruit sera construit Bagdad). Traité de paix prévoyant le retour des Perses. Jérusalem se retrouve sous le joug de Byzance.

 

628 : Conquête de Khaybar. Reddition des Juifs.

 

629 : -29 mars : Héraclius entre à Jérusalem.

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COMMENTAIRES

 

Principalement dans les régions de l’Himyar et le Hedjaz.

 

Bien avant Mahomet, les Himyarites guerroient contre les chrétiens du Nadjran au nom d’un dieu déjà nommé le « Miséricordieux ». Des inscriptions sont  retrouvées sur des roches d’Arabie.

Mais les Himyarites conservent leur monothéisme, leur Dieu unique.

 

 

Influence des Juifs sur les Arabes : religion, arts, écriture.

 

Mahomet ne récuse pas le Judaïsme. Son rôle est de le « peaufiner ». Il confirme qu’il n’est pas venu abolir la religion d’Israël, mais comme Jésus, « pour la rendre conforme aux décrets divins nouveaux dont il est le dépositaire. »(. Histoire Universelle des Juifs (Hachette) page 74.75)

Rejeté par les habitants de la Mecque, il fuit à Médine où il espère un meilleur accueil. Il déchante.

Mahomet change radicalement d’attitude : il modifie la direction de la prière (la quibla) initialement dirigée vers Jérusalem, à l’identique des Juifs, et la réoriente vers la Mecque.

Les tribus juives sont en parties expulsées, en parties anéanties. Dorénavant cela sera le lot des minorités.

 

Maïmonide évoque leur sort dramatique dans sa « Lettre yéménite »

 

 

630 : Mahomet conquiert la Mecque, purifie le sanctuaire (la Ka’aba). Domination de la Péninsule

 

 632 : Mars. Institution du Pèlerinage « le hadj ». Décès de Mahomet le 8 juin. Abou Bakr premier calife, lui succède (Khalif signifiant « successeur) etamorce la conquête de la Palestine. 

 

634 : Début du califat d’Omar, des grandes conquêtes arabes. Invasion de la Palestine, victoire à Gaza sur le gouverneur Sergius. Conversion forcée de tous les Juifs de son Empire, par Héraclius.

 

635 : Invasion de la Syrie par les Arabes

 

636 - Août : Bataille de Yarmouk. Les Arabes vainqueurs s’emparent de Tibériade et de toute la Galilée.

 

637-638 : Siège et prise de Jérusalem par Omar. Traité signé avec le patriarche de Jérusalem. Reconduction de l’interdiction faite aux Juifs d’habiter Jérusalem. Soixante dix familles de Jérusalem s’installent à Tibériade 

 

Vers 640 :  Après un siège de 7 ans, conquête de Césarée par Mu’awiya, futur fondateur de la dynastie omeyade.

 

640 : Conquête de l’Egypte. Fondation de Fustat (le Caire).

 

641 : Levée de l’interdiction faite aux Juifs d’habiter Jérusalem. Ils peuvent s’installer dans le sud de la ville. Conquête d’Ascalon. Fin de la conquête de la Palestine.

 

642 : Chute d’Alexandrie. Victoire de Nehavend sur les Perses. La route du plateau iranien est ouverte.

 

644-656 : Califat d’Othman, conquête de l’est iranien et de la Cyrénaïque (Lybie).

 

660 : Mu’awiya, gouverneur de Syrie, s’autoproclame en 660 calife à Jérusalem.

 

661-750 : Dynastie des Omeyades. Transfert à Damas du pouvoir. Conquête de toute l’Afrique du Nord, de la vallée de l’Indus, de l’Afghanistan, d’une grande partie de l’Espagne.

 

661-680 :  Le calife Mu’awiya installe des Juifs, considérés comme alliés, à Tripoli.

 

673-677 :  Siège de Constantinople.

 

691 : Construction de la coupole du Rocher (mosquée d’Omar) sur l’esplanade du temple de Jérusalem par le calife Abd el-Malik.  

 

711 : Début de la conquête de l’Espagne.

 

716 : Ramleh est construite par le calife Soliman ibn Abd el-Malik (seule ville fondée par les Arabes en Palestine).

 

717-718 : Deuxième siège arabe de Constantinople.

 

717-720 : Califat d’Omar Abd el-Aziz. La dhimmitude se durcit.

 

750 : Dynastie Abbasside.

 

762 : Une nouvelle capitale, abbasside : Bagdad.

 

970 : Début de la conquête de la Palestine par les Fatimides.

 

1012 : Début des persécutions anti-juives et chrétiennes par le sultan fatimide Al-Hakim. Destruction de la synagogue de Fustat.

 

1073 : Conquête de la Palestine par les Turcs seldjoukides.

 

1089 : Les Fatimides conquièrent les villes côtières de Palestine

1098 : et  Jérusalem

 

COMMENTAIRES:


"Chaque sanctuaire en Arabie est desservi par un clan de tribu. Ainsi les Qurayshites, à la Mecque, sont-ils les ministres de la Kaaba (Histoire des Civilisations)

 Lorsqu'en 691, le dôme du Rocher fût construit par Abd-el-Malik, il donna à certaine familles juives le droit héréditaire (jusqu'à nos jours) d'être gardiennes du Mont du Temple.

                                                              

 La Mosquée d’Al-Aqsa (le bord), fût construite plus tardivement, sur l’un des bords du Mont du Temple. Elle devint la 3ème seulement, par ordre d’importance, après la Mecque et Médine.

 

MAHOMET ne se rendit JAMAIS à Jérusalem

Le Pacte d'Omar codifie les relations entre musulmans et "peuples du Livre" jusqu'au XIXe siècle.

 

La dhimmitude règle de manière très stricte les moindres actes et relations des dhimis. Toute uen série de règles humiliantes, et les rabaissant au niveau de sous-hommes (déjà!) est intituée. S'ils les respectent, ils seront protégés, sinon...

 

 

LA CONVENTION D’OMAR (638)

 

"En 638 AD environ, le Calife Omar Ibn al-Khattab entra dans la ville de Jérusalem alors appelée Aelia Capitolina par les Romains ou Ilia par les conquérants arabes.

Selon la tradition, Omar donna au peuple de Jérusalem, et au Patriarche Safionus, une Convention de paix et de protection qui devint célèbre sous le nom de Convention d’Omar, ou Code d’Omar.

De plus, pour assurer l’entretien et la protection des lieux saints chrétiens et juifs, il confia la responsabilité de l’entretien et de la protection de chacun des principaux lieux saints à une famille musulmane différente.

Beaucoup d’universitaires, non musulmans, croient que la Convention d’Omar a, en réalité, été écrite plus tard, depuis que les premiers manuscrits ont pu être datés du onzième siècle, et parce qu’ils pensent que le contenu est révélateur des coutumes accumulées au travers des siècles. Il n’y a cependant aucune preuve que ce document ne soit pas authentique.

 

Pour un certain nombre de raisons, le document a très mauvaise réputation parmi les  critiques de l’Islam. Cependant, considérant le sort des populations conquises, en général, à cette époque, il parait être très libéral et avait l’intention de protéger et rassurer la population chrétienne de Jérusalem.

L’institution de la taxe de Jizziya et d’autres signes de citoyenneté de seconde classe ne furent pas inventés par Omar, mais plutôt copiés, de coutumes instaurées dans d’autres villes musulmanes conquises, et fondés sur le Coran. Nous devons nous souvenir que, lorsque les croisés ont conquis Jérusalem, plusieurs siècles plus tard, les musulmans, et les juifs en particulier, en furent expulsés.

 

Omar, semble –t- il, ne respecta pas l’un des articles de son Code qui précisait : « aucun juif ne résidera avec eux à Ilia ». En fait, Omar permit aux juifs précédemment exclus de Jérusalem par les Chrétiens, d’y revenir et d’y vivre, bien que sous domination de la Loi musulmane, chaque groupe vivait dans un quartier différent de la ville. »

 

Ami Isseroff

 

Texte du Pacte d’Omar

 Source - http://www.mamuniya.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2

 

« Au nom d’Allah le plus charitable et compatissant

 

C’est une assurance de paix et de protection donnée par le Serviteur d’Allah, Omar, Commandeur des Croyants, pour le peuple d’Ilia (Jérusalem). Il leur donna une assurance de protection portant sur leurs vies, leurs biens, leurs églises et paroissiens, tant malades que bien portants, et toutes les communautés religieuses.

 

Leurs églises ne seront ni occupées, ni démolies, ni emmenées au loin en tout ou partie.

Leurs croix ni aucune de leurs propriétés ne seront saisies.

Ils ne seront pas persécutés dans leur religion, et aucun d’entre eux ne sera blessé.

Aucun juif ne résidera avec eux dans Ilia.

Le peuple d’Ilia paiera la taxe de Jizziya, (taxe sur chaque personne libre non musulmane, vivant sous la Loi musulmane), comme c’était le cas pour les habitants des villes.

Ils exileront les romains et les voleurs.

Quiconque partira se verra garantir la sécurité de sa vie et de ses biens jusqu’à ce qu’il parvienne à bon port.

Quiconque restera sera aussi en sécurité, dans ce cas, il paiera autant d’impôt que le fait le peuple d’Ilia.

Si certains, parmi le peuple d’Ilia, souhaitent déménager avec leurs biens, et accompagner les romains, et vider leurs églises et paroisses, ils doivent avoir la sécurité de leur vie, de leurs églises et paroissiens jusqu’à ce qu’ils soient parvenus à bon port.

Quiconque choisira de rester pourra le faire et paiera les impôts comme le fait le peuple d’Ilia.

Quiconque souhaite déménager et accompagner les Romains peut le faire et quiconque souhaite retourner chez lui avec ses semblables peut le faire. Rien ne leur sera pris, leurs récoltes auront été moissonnées.

Aux contenus de ce couvent sont donnés la Convention d’Allah, les garanties de Son Messager,

Les Califes et les Croyants pourvu que le peuple d’Ilia paie son dû la taxe de Jizziya.

 

Les témoins sont :

Khalid Ibn al-Waleed Amr, Ibn al6Ass Abdul-Rahman Ibn’Auf Mu’awiya Ibn abi-Sifian

Fait et exécuté dans l’année 15 AH »

 

Le texte ci-dessus est le texte approuvé par les historiens parmi lesquels Imam al Tabari. Le texte apparaît dans son livre « Tareek Al Umam wal Molouk (histoire des Nations et des Rois) ; partie III, Page 105, imprimé au  Caire et rassemblé par une équipe d’universitaires et imprimé en Anglais  aux Presses  Brill Printing de Londres

 

 

 

 

MAHOMET, les CINQ PILLIERS DE L'ISLAM

DU CORAN, QUELQUES VERSETS


Mahomet, qui ne se rendit jamais à la Mecque, demande en 623, que les musulmans changent la direction vers laquelle ils priaient et se tournent dorénavant vers la Mecque. Celle (la qibla) demandée antérieurement avait été Jérusalem mais sans en donner nommément le nom. Dorénavant l’accent sera mis sur la différenciation entre « les bons » et « les mauvais croyants », ceux qui acceptaient de reconnaître et le Coran, et lui-même comme prophète, de ceux qui le refusaient : c’est-à-dire les Juifs.

 

Le pèlerinage qui doit être fait est celui de la Mecque et se dit le « Hajj » Se rendre au Temple est une visite « Ziara »

 

Les cinq piliers de l’Islam sont la profession de foi, la prière (tournée vers la Mecque), l’aumône, le pèlerinage à la Mecque, le jeûne. EN AUCUN CAS IL N’Y EST FAIT MENTION DE JERUSALEM.

 

Pour tenter de comprendre les appels continuels à la guerre « sainte », lancés régulièrement contre les Juifs du monde entier, voici, soumis à votre réflexion, quelques extraits d’une traduction française du Coran par A. de Kasimirski, qui fut interprète à la Légation française en Perse :

 

Sourate II

 

Verset 21 : « …si vous avez des doutes sur le livre que nous avons envoyé à notre serviteur, produisez un chapitre au moins pareil à ceux qu’il renferme, et appelez, si vous êtes sincères, vos témoins que vous invoquez, à côté de Dieu *

Mais si vous ne le faites pas, et à coup sûr, vous ne le ferez pas, redoutez le feu préparé pour les infidèles, le feu dont les hommes et les pierres* seront l’aliment. »

 

Verset 44. « O enfants d’Israël ! souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés. Souvenez-vous que je vous ai élevés au-dessus de tous les humains.

 

Verset 45. Redoutez le jour où une âme ne satisfera point à une âme où il n’y aura ni intercession, ni compensation, ni secours à attendre.

 

Verset 46. Souvenez-vous que nous vous avons délivrés de la famille de Pharaon qui vous infligeait de cruels supplices, on immolait vos enfants et l’on n’épargnait que vos filles. C’était une épreuve de votre Seigneur.

 

Verset 83. Après qu’ils eurent reçu de la part de Dieu un livre confirmant leurs Ecritures (auparavant ils imploraient le secours de Dieu contre les incrédules). Ce livre qui leur avait été prédit, ils ont refusé d’y ajouter foi. Que la malédiction de Dieu atteigne les infidèles !

Verset 85. Lorsqu'on leur dit "Croyez à ce que Dieu vous a envoyé du ciel, ils répondent "Nous croyons aux Ecritures que nous avons reçues, et ils rejettent le livre venu depuis, et cependant ce livre confirme leurs écritures. Dis leur: Pourquoi donc avez-vous tué les envoyés du Seigneur, si vous aviez la foi?

 

 

Verset 138 :  Nous n’avons établi la précédente Kibla que pour distinguer celui d’entre vous qui aura suivi le prophète et celui qui s’en détourne »

Verset 139 : « Nous t’avons vu tourner ton visage de tous les côtés du ciel ; nous voulons que tu le tournes dorénavant vers une région vers laquelle tu te complairas. Tourne le donc vers la plage de l’oratoire sacré. En quelque lieu que vous soyez, tournez-vous vers cette plage… »

Verset 140 « Quand même tu ferais en présence de ceux qui ont reçu les Ecritures toutes sortes de miracles, ils n’adopteraient pas ta Kibla (direction dans la prière). Toi tu n’adopteras pas la leur… ».

Verset 192 : « Faites le pèlerinage de la Mecque et la visite du Temple en l’honneur de Dieu… »


Sourate IV :        

 

Verset 23 : « Lorsque Moïse dit aux Israélites : souvenez-vous des bienfaits que vous avez reçus de Dieu : il a suscité des prophètes dans votre sein, il vous a donné des rois, il vous a accordé des faveurs qu’il n’avait jamais accordés à aucune autre nation.

 

Verset 24 : Entre, ô mon peuple ! dans la terre sainte que Dieu t’a destinée. Ne vous tournez pas en arrière, de peur que vous ne marchiez à votre perte.

 

Sourate XIV :

Verset 1- : « Nous vous chasserons de notre pays dirent les idolâtres, ou bien rentrez dans notre religion. Et alors Dieu fit cette révélation aux prophètes : J’anéantirai les impies.
Verset 17 : « Vous habiterez leur pays après eux. C’est la récompense de ceux qui me craignent moi et mes menaces ».

 

 

Sourate XLVIII :

Verset 16 : « Dis encore aux Arabes du désert qui sont restés chez eux : Nous vous appellerons à marcher contre des nations puissantes : vous les combattrez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’Islamisme. Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle récompense, mais si vous tergiversez comme vous l’avez déjà fait une fois, il vous infligera un châtiment douloureux ».

 

 

 

                                                                    LES CONSEQUENCES ?

 

LA DHIMMITUDE :

 

« Le nouveau statut juridique imposé aux non-musulmans permet aux conquérants arabes de passer aux yeux des populations conquises pour de meilleurs maîtres que leurs devanciers perses, byzantins ou wisigoths. Désormais protégés du pouvoir, Juifs et chrétiens de toutes obédiences voient leur situation s’améliorer sous la loi du croissant.

Cette constatation s’impose au vu des conditions faites, du vivant même de Mahomet, aux Juifs d’Eilat et de Maqna, au sud de la Palestine. Ce document contient plusieurs éléments qui figureront plus tard dans le droit de guerre musulman. En échange de leur sujétion politique et militaire... ces communautés se voient offrir la sécurité physique, la liberté religieuse, et économique et l’autonomie communautaire.

Ainsi, de tolérés, les Juifs deviennent des protégés (dhimmis)… levée de l’interdit, païen aussi bien que chrétien, qui fermait aux Juifs les portes de Jérusalem : plusieurs familles peuvent désormais s’y installer. » (Atlas Hachette : Histoire Universelle des Juifs. P.80)

 

Pour autant leur situation n’était pas aussi idyllique qu’il y paraît au premier abord. Dans son fascicule, « PEUPLES DHIMMIS : NATIONS MORTES-VIVANTES », à la lecture ô combien édifiante! BAT-YEOR nous explique :

 

 « Le terme « dhimmi » désigna, après l’expansion arabe, les peuples indigènes non arabes- et non musulmans, Juifs, Chrétiens, Zoroastriens (persans), dont les territoires passèrent sous la domination arabo-musulmane. Il signifie protégé, parce que ces populations furent protégées en théorie, sinon toujours dans la pratique, du massacre, du pillage, de l’esclavage, de l’exil, par les termes d’un pacte passé entre vainqueurs et vaincus. En contre-partie de cette protection, les dhimmis devaient se soumettre à un code de prescriptions…le contrôle de tous ces peuples étrangers amena la minorité arabe conquérante à adopter une politique oppressive de plus en plus dure à l’égard des peuples dominés …

... c’est ainsi qu’un événement éminemment politique et banal, intégra le potentiel religieux du djihad, guerre sainte avec son corrélatif indispensable, l’oppression de l’infidèle…. »

 

A vous de juger, après les résumés qui suivent et auxquels, il est difficile à mon sens, d’ajouter le moindre commentaire car, comme souligné par la citation d’une inscription à l’entrée du musée de Dachau « Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter » - Georges Santanya 

 

                                    NOTIONS DES REGLES IMPOSEES PAR LA DHIMMITUDE

 

Interdictions:


- Construire des lieux de culte en hauteur car, pas plus que les maisons, ne devant être plus élevés que ceux des musulmans,

- Organiser de cérémonie religieuse, 

- Monter à cheval ou à chameau, ou tout autre animal « noble ». Dans tous les cas, même les ânes étaient interdits en ville, 

- S’approcher des lieux de culte musulmans.


Sous peine de mort :

- Porter ou posséder une arme, lever la main contre un musulman,

- Prêter assistance aux ennemis de la « vrai foi », ne pas payer tribut et aider à l’effort de guerre musulman,

- Avoir des relations avec un musulman,

- Se convertir à une autre religion que l’islam,

- Occuper une fonction donnant autorité sur un musulman.

 

Devoirs:

- Chaque mâle dhimmi, bien-portant doit la gizya, taxe de capitation, 

- Payer le double des taxes des musulmans, ainsi que des rançons nommées avanies,  

- Un comportement modeste (yeux baissés), est plus que recommandé, ainsi que demeurer debout face à un musulman, s’effacer sur son passage, accepter ses insultes et ne lui parler que pour répondre, 

-  Porter des vêtements distinctifs et marqués d’une couleur (jaune pour les juifs) 

-  Enterrer ses morts « en courant ».

Et, également : « En Afrique du Nord, au Yémen, en Irak, les corvées les plus répugnantes étaient exigées des juifs, le samedi et les jours de fête : bourreaux, fossoyeurs, nettoyage des latrines publiques etc... »

 

Cette liste non exhaustive ne tend qu’à donner une vision succincte de l’état de dhimmis, mais porte à réfléchir sur ce que pourrait être le sort, le statut des Juifs en Israël si, d’aventure … (renvoi à la charte de l’O.L.P et autres félicités promises par les déclarations de Y.Arafat et consorts), mais voyons d’abord brièvement, quel fût le sort réservé aux samaritains et dans quel état la palestine se révélait aux yeux des pélerins et voyageurs de la terre sainte :

 

 

« …Mais nulle part la tragédie de l’histoire n’est plus poignante qu’à Shomron-Sébaste en Samarie. Nulle part la dévastation n’est plus sinistre que dans ces ruines de l’antique capitale du royaume d’Israël fondée vers 880 av. J.C car ici plus qu’ailleurs peut-être, le contraste est frappant entre la désolation actuelle et les magnifiques vestiges laissés par une florissante et active population

 

« ... Voici les fortifications, les casemates, les palais royaux d’Omri, d’Achab et de Jézabel, les greniers de Jéroboam II (787-749). Hérode ici fit percer une avenue bordée de colonnades. Un théâtre, un stadium, un mur d’enceinte avec des tours et des portes témoignent du style à la fois robuste et élégant de l’architecture indigène de cette époque.

 

Ici la lumière qui ruisselle sur ces pierres semble des larmes d’histoire. Car aujourd’hui Shomron-Sébaste n’est qu’une misérable bourgade peuplée d’environ 1300 arabes qui campent sur ses décombres. L’église construite par les Croisés où s’élèvent des tombes médiévales attribuées aux prophètes hébreux Elisée et Abdias, est devenue leur mosquée, édifice encore impressionnant en dépit des débris gisant sur le sol depuis des siècles. Etrangers à ce passé, les habitants l’ignorent et abritent leur misère dans ses ruines.

Ces colonnes, ces pierres sculptées ne sont que des matériaux de colmatage pour de pauvres taudis. Détresse humaine et cataclysmes de l’histoire s’associent ici pour faire de Shomron-Sébaste le symbole de la grandeur et de l’extermination d’un peuple.

 

Ce peuple, nous en trouvons une partie, rescapée du plus long génocide de l’histoire. 250 Samaritains,  c’est tout, « tolérés » par 44.000 Arabes dans leur antique capitale Shechem-Néapolis arabisée en Naplouse. Nous ne pouvons ici décrire les massacres, expropriations et persécutions de toutes sortes, qui réduisirent ce nombreux peuple d’agriculteurs et habiles artisans à des proportions de spécimen squelettique de musée.

 

Nous renvoyons le lecteur intéressé à l’article Samaritain dans l’Encyclopaedia Judaica (1971), où il notera que, menacée en 1842 d’une totale extermination, cette inoffensive et agonisante communauté dhimmie de 142 âmes, fût secourue in extremis par une autre communauté dhimmie : les Juifs de Jérusalem. La raison de l’écart numérique entre Juifs et Samaritains est donnée dans un reportage de l’International Herald Tribune (8.3.1977) : « Notre règle, explique simplement Benyamin Tsedaka, était de ne pas quitter Israël. »

 

Désormais les populations vivant dans ces régions sont toutes musulmanes. Quelques îlots chrétiens arabisés, souvenirs de l’occupation byzantine ou héritage des Croisades, survivent grâce à la protection que leur assura la chrétienté. Les Samaritains furent éliminés sur place, à l’exception des 470 vivant actuellement, dont 250 à Naplouse. Les Juifs, jusqu’en 1948, furent décimés ou expulsés et jusqu’en 1967, interdits de séjour. L’arabisation de cette région en fit donc une province arabe judenrein, c’est-à-dire « nettoyée » de toute sa culture indigène pré-arabe. »

 

Enfin, une autre réflexion, sur la construction de l’état de « dhimmi » par l’oppresseur,  nous rappelle de façon sinistre d’autres persécuteurs … Certaines de ces méthodes ont fait fureur durant la Shoah. Leurs échos, comme un disque rayé, perdurent encore.

 

p.8 : « Le pouvoir se devait d’exposer publiquement la perversité attribuée aux dhimmis et cela d’autant plus que la culture des dhimmis, héritiers des antiques civilisations orientales, était incomparablement supérieure à celle des vainqueurs.

 

Un code de règles (stipulation d’Omar), déduites de textes religieux et juridiques imposa au dhimmi, ce vaincu spolié et soumis, un avilissement physique et moral qui en fit l’image de l’abjection.

 

On ôta au dhimmi tout moyen de se défendre par la force et la loi, afin qu’il fût lâche pour que le vainqueur fût courageux,

 

On l’obligea à ramper dans la servilité pour que le vainqueur se drapât dans la générosité, on le força à vivre dans la terreur du lendemain, afin que chaque jour gagné sur la mort, le frustrant de sa révolte, l’emplisse de reconnaissance envers l’oppresseur qui n’épargne sa vie que pour jouir de son labeur ingrat…… »

 

« ...L’isolement, l’infamie, la vulnérabilité, la misère conditionnèrent le dhimmi en monstre social. Le tour était joué et dès lors la spoliation de cet être sous-humain, le droit à sa vie et à ses biens furent interprétés comme un signe de la volonté divine rétribuant la juste cause du vainqueur … »

 

Après cette lecture, et les quelques photos qui suivent, est-il déraisonnable de ressentir comme un signal toute similitude avec la situation qui se développe ?

 

- comment ne pas répéter, inlassablement, que, si nous devions nous marcher sur le cœur pour renoncer une nouvelle fois à une partie de notre patrimoine déjà réduit à une peau de chagrin, afin de donner à ces arabes palestiniens, un état arabe autre que la Transjordanie, aujourd’hui appelée Jordanie, le choix n’en appartient quaux israéliens.

 

- comment ne pas marteler qu’aucun état, aucun décret, n’est en droit de décider pour Israël de quel morceau de sa terre il devrait encore être amputé !

 

- comment ne pas se révolter contre le soutien apporté aux terroristes dès lors que leur barbarie est dirigée contre des Juifs. Leur but, réitéré à de nombreuses reprises, est pourtant clairement énoncé mais, « il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » à moins que ces soutiens, ces perversions de langage, ne soient qu’une allégeance ou,  encore pire, une adhésion, envers un terrorisme qui pourrait bien malgré tout engloutir  lâches et poltrons.  

 

 Nous verrons dans un prochain dossier le "brillant" résultat, en photos, de ces diverses occupations de l’occupation arabe: profanations, mosquées, maisons, latrines, écuries, devant le kotel, construites, avec les pierres tombales arrachées au Mont des Oliviers, 

 

 et l’étroit couloir toléré aux Juifs, entre vestiges du Kotel et mosquées construites devant celui-ci

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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